Elections législatives des 10 et 17 juin 2007, troisième circonscription des Yvelines.

Mesdames, Messieurs,

Lors des élections présidentielles, les français se sont mobilisés en masse. Eux dont on disait que la politique ne les intéressait pas, eux que l’on voyait « abstentionnistes » ou tenté par le vote protestataire ou de refus, ils ont démontré une formidable espérance dans l’avenir. Ils ont prouvé qu’ils voulaient croire à la politique.

La France qui s’inquiète, qui souffre, qui est déchirée, a retrouvé la France riche de potentiel, riche de promesses, riche d’avenir.

Quelque sept millions de Français ont donné leur confiance à François Bayrou. Ils ont mis leur espoir dans cette démarche nouvelle, faisant surgir d’un coup la troisième force politique française, la seule force nouvelle de notre pays. C’est un immense espoir.

Il y a désormais dans notre pays trois forces politiques, une à droite, une à gauche, et une au centre. Et c’est le centre qui est la force nouvelle.

La France a trois problèmes : nous sommes un pays à la démocratie malade ; nous sommes un pays au tissu social déchiré ; nous sommes un pays en manque de croissance.

Notre démocratie est malade de la confiscation du pouvoir, de l’incapacité à faire vivre le pluralisme, de l’absence de séparation des pouvoirs, y compris du pouvoir économique, de la connivence entre les mondes des affaires, médiatique et politique, de la crise de la justice. Le citoyen n’a pas l’impression d’y trouver sa place. La société civile y est méprisée.

Nous avons à reconstruire notre démocratie.

Le tissu social est déchiré. Partout on croise de lourdes misères, personnes âgées aux ressources très faibles, travailleurs pauvres, difficultés de logement, partout la couleur de la peau, la consonance du nom, la religion, dressent les Français les uns contre les autres, partout le quartier où l’on vit, l’adresse postale, forment ghetto. Entre les policiers et les jeunes, entre les différents quartiers, entre personnes au travail et personnes au chômage ou aux minima sociaux, on se regarde du coin de l’oeil, on s’épie, et on est prêts à s’affronter. L’école elle-même, le lieu même de l’égalité des chances, est en situation de doute et d’échec.

Nous avons à retisser notre société.

Nous sommes en panne de croissance. À ce sujet, on prend souvent l’effet pour la cause. Nombre de nos compatriotes par exemple considèrent que le chômage et la faiblesse du pouvoir d’achat sont des maux de notre pays. Ces maux sont des symptômes. Le mal c’est l’absence de croissance. Si nous avions de la croissance, nous aurions des emplois (beaucoup sont à libérer) et nous aurions du pouvoir d’achat à répartir. C’est le travail qui est la force principale d’intégration à la société.

Nous avons à redynamiser notre croissance.

C’est pour ces raisons que j’ai choisi de me porter candidat aux élections législatives sur la troisième circonscription des Yvelines. Maire de Chavenay depuis douze ans, habitant la circonscription depuis vingt-trois ans, j’ai l’intime conviction que ma connaissance du terrain peut aider à la rénovation de la politique que demande notre pays. Tout au long de ma carrière professionnelle et de mon engagement politique, j’ai toujours eu comme unique préoccupation, l’intérêt général.